Des projets soumis à évaluation

Face à l’abondance et à la diversité des offres et des mesures de prévention de la violence, le choix est parfois difficile à faire pour les décideurs et les professionnels sur le terrain. Certains projets populaires et mis en œuvre depuis longtemps n’ont jamais fait l’objet d’une évaluation externe, parfois faute de moyens. Entre 2011 et 2015, le programme Jeunes et violence a financée une évaluation pour six projets menés en Suisse.

 
 
 

Quel type de projet a été évalué?

Les cantons, les villes et les communes ont pu proposer à l’évaluation des projets concrets visant à prévenir l’apparition d’actes de violence chez les jeunes ou à intervenir de manière précoce lors des premières manifestations de comportements violents. L’évaluation a également pu porter sur des stratégies globales de prévention. Les projets se déployaient dans les domaines de la famille et de la petite enfance, de l’école et de la formation, des loisirs et de l’espace social ainsi que dans d’autres contextes spécifiques (conciliation extrajudiciaire etc.).

 

Pour bénéficier d’une évaluation, les projets on dû répondre à un certain nombre d’exigences au niveau de la qualité, de l’ampleur et de la transférabilité :

 

  • Principes de qualité: Les projets doivent être élaborés sur des fondements solides, si possible basés sur des références théoriques et étayés par la pratique. Leur structure, leurs objectifs et leur méthodologie doivent être clairs et explicites. En outre, les projets doivent s’inscrire dans la durée et s’implanter de manière judicieuse dans le contexte communal ou cantonal.
  • Ampleur du projet: Les projets largement répandus sur le territoire Suisse et n’ayant jamais fait l’objet d’une évaluation scientifique seront prioritaires. Il est important de vérifier les effets et les conditions de réalisation des projets existant depuis longtemps et fréquemment mis en œuvre.
  • Potentiel de transfert: Les résultats obtenus lors des évaluations de projets généreront un savoir qui sera transmis aux acteurs de la prévention. De ce fait, les composantes des projets doivent pouvoir s’appliquer dans d’autres contextes et les recommandations qui en découlent être reprises par d’autres acteurs.